A propos de ce blog

C'est durant ma petite enfance que j'ai découvert l’œuvre de Georges Brassens, grâce à mon père qui l’écoute souvent durant les longs trajets en voiture. Sur la route des vacances estivales, j'ai entendu pour la première fois Le Petit Cheval alors que je n'avais que 4 ans. C'était en août 1981. Au fil des années, j'ai découvert bien d'autres chansons. Dès l'adolescence, Georges Brassens était ancré dans mes racines musicales, au même titre que Jacques Brel, Léo Ferré, Barbara et les autres grands auteurs-compositeurs de la même génération. M’intéressant plus particulièrement à l’univers du poète sétois, je me suis alors mis à réunir ses albums originaux ainsi que divers ouvrages et autres documents, avant de démarrer une collection de disques vinyles à la fin des années 1990. Brassens en fait bien entendu partie. Cet engouement s’est accru au fil du temps et d’évènements tels que le Festival de Saint-Cyr-sur-Morin (31/03/2007) avec l’association Auprès de son Arbre. A l’occasion de la commémoration de l’année Brassens (2011), j’ai souhaité créer ce blog, afin de vous faire partager ma passion. Bonne visite... par les routes de printemps !

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"Chaque fois que je chante une chanson, je me fais la belle." Georges Brassens

dimanche 13 avril 2014

Juliette Gréco et le TNP

A l'invitation de Jean Vilar, du 16 septembre au 23 octobre 1966, le Théâtre National Populaire (TNP) accueille Georges Brassens dans sa salle du Palais de Chaillot, pour 32 récitals (27 soirées et 5 matinées) devant plus de 90 000 spectateurs. La première partie sera assurée par Juliette Gréco. Cette dernière avait elle aussi été soutenue par Jacques Canetti et s'était produite aux Trois Baudets en 1952. Gréco avait acquis une grande notoriété grâce à ses interprétations des plus prestigieux auteurs-compositeurs francophones et dispose d'un riche répertoire. Bien entendu, le poète sétois en fait partie, notamment avec la Chanson pour l'Auvergnat (1954), La Marche nuptiale (1955) et Le Temps passé (1961). Brassens admirait Gréco et sa manière de s'approprier les textes qu'elle chante. Aussi avait-il insisté pour que leurs deux noms aient la même taille sur la grande affiche du TNP.

Juliette Gréco: "C'est Brassens qui a fait l'affiche du TNP. Il a dit à Canetti: "Tu mets Gréco en haut et moi en bas." Je n'étais pas la vedette du spectacle, mais il voulait que ce soit à part égale. Il venait me voir jouer. Quelques mots: "Ça va ? - oui, et toi?" Tout ça avec ce regard qu'il avait, un regard très, très chargé. Puis je l'écoutais, le soir. C'était inexplicable: on reçoit une douche de beauté, de bonheur, de rires, de larmes, une douche de vie et de don de soi." [Dicale B., 2001. Gréco - Les vies d'une chanteuse, JC Lattès, Paris: 745 pp.]

Ce fut leur seule expérience artistique commune et aucune relation durable n'en est née. Les deux artistes sont restés bons camarades, se croisant de temps en temps, au fil de leurs récitals.


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