A propos de ce blog

C'est durant ma petite enfance que j'ai découvert l’œuvre de Georges Brassens, grâce à mon père qui l’écoute souvent durant les longs trajets en voiture. Sur la route des vacances estivales, j'ai entendu pour la première fois Le Petit Cheval alors que je n'avais que 4 ans. C'était en août 1981. Au fil des années, j'ai découvert bien d'autres chansons. Dès l'adolescence, Georges Brassens était ancré dans mes racines musicales, au même titre que Jacques Brel, Léo Ferré, Barbara et les autres grands auteurs-compositeurs de la même génération. M’intéressant plus particulièrement à l’univers du poète sétois, je me suis alors mis à réunir ses albums originaux ainsi que divers ouvrages et autres documents, avant de démarrer une collection de disques vinyles à la fin des années 1990. Brassens en fait bien entendu partie. Cet engouement s’est accru au fil du temps et d’évènements tels que le Festival de Saint-Cyr-sur-Morin (31/03/2007) avec l’association Auprès de son Arbre. A l’occasion de la commémoration de l’année Brassens (2011), j’ai souhaité créer ce blog, afin de vous faire partager ma passion. Bonne visite... par les routes de printemps !

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"Chaque fois que je chante une chanson, je me fais la belle." Georges Brassens

dimanche 12 juin 2016

Les poèmes d’un Léautaud, ceux d’un Brassens d’un Nougaro...

Ce vers que l'on doit à Renaud peut susciter l'étonnement, dans la mesure où l'ermite de Fontenay-aux-Roses n'a jamais fait de la poésie l'essence même de son œuvre. Mais l'art placé sous l’égide d’Orphée et d’Apollon musagète, dieu de la beauté et des arts, et associé à la muse Érato, n'a pas pour autant laissé Paul Léautaud insensible: il s'y est en effet essayé dans sa jeunesse, s'appuyant notamment sur les écrits de Stéphane Mallarmé, qu'il appréciait particulièrement. En témoigne Poésies (1963), plaquette réunissant quatorze poèmes également parus dans divers journaux et revues entre 1893 et 1896.

Paul Léautaud, maître à écrire du "chanteur énervant", au même titre que Victor Hugo, Georges Brassens et Claude Nougaro. Tous quatre cités dans Les mots, chanson intimiste du tout nouvel album Renaud, publié le 08/04/2016. Ce texte, à l'origine destiné à Romane Serda et sur lequel Alain Lanty avait composé une mélodie finalement utilisée pour Pas de dimanches (Rouge Sang, 2006), est resté ps de dix années à l'état d'ébauche [Erwan J. Séchan R., 2006. - Les manuscrits de Renaud - pp. 314-315], avant que Renaud ne le retravaille pour en faire une ode à consonance autobiographique célébrant le pouvoir rédempteur de l’écriture. Et c'est son ex-gendre, Renan Luce, qui en a signé la musique: une ballade dont le piano, soutenu par l'accordéon de Roland Romanelli, n'est pas sans rappeler Mistral gagnant.


Renaud: "Les mots est un texte que j'ai écrit il y a huit ou dix ans, je suis retombé dessus par hasard en feuilletant Les manuscrits de Renaud, paru chez Textuel. je me suis dit "bordel, pourquoi je ne suis pas allé jusqu'au bout ?" On en a fait une chanson où je cite Hugo, Léautaud, Nougaro. C'est important de rendre hommage à ceux qui vivent de leur plume et nous incitent à rêver, nous révolter, nous indigner." [Renaud, interview par Alexis Campion - lejdd.fr, le 03 avril 2016]

Admirateur inconditionnel de l’œuvre de Georges Brassens, Renaud évoque également son idole, qu'il avait déjà honorée à plusieurs reprises au cours de sa carrière. Notamment avec l'album Renaud chante Brassens (1996). Mais l'univers littéraire du "chanteur énervant" est empreint des œuvres de bien d'autres auteurs tels que Louis Aragon, Jacques Brel, Aristide Bruant, Léo Ferré, Serge Gainsbourg, Boby Lapointe, Jacques Pvert, Serge Reggiani, Boris Vian... qui font vivre ses mots, emmènent son esprit vers le haut...

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