Georges Brassens publia douze disques 78T 25 cm entre le printemps 1952 et la fin de l’année 1954. Suscitant un grand intérêt de la part des collectionneurs mais aussi des chercheurs et exégètes, ils peuvent être considérés comme précurseurs de la carrière discographique du sétois moustachu, laquelle fut véritablement lancée sur microsillon (breveté en 1946 aux États-Unis par Columbia Records avant de se substituer progressivement au 78T à partir du milieu des années 1950). Dans L'œuvre discographique de Georges Brassens (2020), Jean-Paul Sermonte nous indique que les ventes de l’antique support couvert de gomme-laque ̶ en anglais "shellac" ̶ noire s’élevèrent, pour l’auteur-compositeur de La mauvaise réputation, à 88 628 exemplaires en près de quatre années. Le présent article se propose de décrire et d’analyser chacun de ses douze disques mais aussi de mettre en évidence certains faits notoires qui leur sont liés. Les sessions d’enregistrement qui nous intéressent ici se sont tenues du 19/03/1952 au 17/11/1954. Par ailleurs, dans le premier volet de l’étude détaillée de la discographie de Georges Brassens, établie et novembre 1998 et publiée dans le N°13 du Bulletin de liaison des adhérents de l’AFAS (été 1999), Jacques Lubin mentionne qu’à l’issue de chaque session, la transcription, report de la bande magnétique sur le support acétate, fut réalisée au studio Chopin-Pleyel. Ainsi, les numéros de matrice correspondant à chaque enregistrement se terminent par le sigle ACP signifiant Acétate Chopin-Pleyel. Les disques, quant à eux, furent pressés à l’usine de la Société Phonographique Philips, près des bureaux historiques de la firme sis au 6, rue Jenner (Paris 13e).