A propos de ce blog

C'est durant ma petite enfance que j'ai découvert l’œuvre de Georges Brassens, grâce à mon père qui l’écoute souvent durant les longs trajets en voiture. Sur la route des vacances estivales, j'ai entendu pour la première fois Le Petit Cheval alors que je n'avais que 4 ans. C'était en août 1981. Au fil des années, j'ai découvert bien d'autres chansons. Dès l'adolescence, Georges Brassens était ancré dans mes racines musicales, au même titre que Jacques Brel, Léo Ferré, Barbara et les autres grands auteurs-compositeurs de la même génération. M’intéressant plus particulièrement à l’univers du poète sétois, je me suis alors mis à réunir ses albums originaux ainsi que divers ouvrages et autres documents, avant de démarrer une collection de disques vinyles à la fin des années 1990. Brassens en fait bien entendu partie. Cet engouement s’est accru au fil du temps et d’évènements tels que le Festival de Saint-Cyr-sur-Morin (31/03/2007) avec l’association Auprès de son Arbre. A l’occasion de la commémoration de l’année Brassens (2011), j’ai souhaité créer ce blog, afin de vous faire partager ma passion. Bonne visite... par les routes de printemps !

J'ai rendez-vous avec vous

"Chaque fois que je chante une chanson, je me fais la belle." Georges Brassens

dimanche 22 novembre 2020

Victor Laville est allé retrouver Georges Brassens "au paradis d' l'accordéon"…

 Victor Laville, l'ami de l'enfance sétoise de Georges Brassens, celui qui eut l'idée de le présenter à Patachou un soir de janvier 1952, vient de nous quitter. Il était né au Grau-du-Roi en juillet 1921, trois mois avant son illustre ami, dont la Ville de Sète célébrera le centenaire en 2021. Victor Laville, et Georges Brassens se sont connus au collège de Sète (futur lycée Paul-Valéry) et sont toujours restés très liés. Cette amitié, Victor la raconte dans son livre Brassens, le mauvais sujet repenti (2006), rédigé en collaboration avec Christian Mars.

Il a été l’illustrateur d’une série de petits formats mais aussi de la célèbre pochette du 33T 25 cm Georges Brassens et sa guitare - N°4 (Philips N 76.064 R), paru en mars 1956.

- Retrouvez plus d'informations sur le site du quotidien régional Midi Libre ainsi que sur la page rédigée par Philippe Borie pour l’association L’Amandier.

lundi 16 novembre 2020

De Couperin à Brassens : la forme couplet-refrain

Aujourd’hui dans Maxxi Classique, sur France Musique, Max Dozolme évoque la forme musicale reine de la chanson, le fameux couplet-refrain, une alternance que l’on retrouve également dans la musique classique.

dimanche 15 novembre 2020

Georges Brassens - sa guitare et les rythmes - N°3 (Polydor 530.033)

Georges Brassens - sa guitare et les rythmes - N°3 (Polydor 530.033) est arrivé dans les bacs à la fin de l’année 1954. Le dessin sur fond rouge illustrant le recto de la pochette est un portrait de Georges Brassens avec une mèche allumée, simulant une bombe. Son auteur, Henri Favre, a apposé sa signature dans le coin en haut à gauche. Cette métaphore imagée annonce ainsi le contenu du disque comportant des chansons qui, à leur façon, vont détoner. En bas, le nom de Georges Brassens - en blanc - suivi de la mention 'N°3', car il s’agit de son troisième album. Juste dessous cette dernière, une estampille: ‘Fabriqué en France’. A noter que si le prénom du sétois moustachu est imprimé en lettres capitales de petite taille, son nom apparaît en plus gros et dans une police d’écriture proche de celle, manuscrite, de l’artiste. En haut à droite figure le logo Polydor surmonté de la référence du disque: LP 530.033. Juste en dessous sont imprimés les mentions 'MICROSILLON 33T – MEDIUM' ainsi que les dix titres de ce 33T 25 cm.

jeudi 12 novembre 2020

Moi, j’vis seul, et c’est pas demain je suivrai leur droit chemin...

C’est au début des années 1970 que Bernard Clavel publie successivement trois œuvres qui traduisent son engagement soutenu contre la violence, la haine et la guerre: Le Massacre des innocents (1970), fruit de son combat en faveur des enfants victimes de la guerre ou de mauvais traitements, Le Silence des armes (1974), puis Lettre à un képi blanc (1975). Invité par Bernard Pivot pour évoquer cette dernière dans l’émission Apostrophes (Antenne 2) face à des personnalités telles que Charles Hernu ainsi que les généraux Marcel Bigeard et Georges Buis, l’auteur du cycle La Grande Patience suggère la participation de Georges Brassens à ses côtés. Tout d’abord frileux, le sétois moustachu qui travaillait à de nouvelles chansons en vue de son prochain tour de chant programmé pour l’automne 1976, finit par accepter.

Dans le N°42 de la revue Les Amis de Georges (mars-avril 1998), André Tillieu relate le déroulement de l’émission en question, diffusée le 14/03/1975 et surnommée "la soirée des colonels" en partie par dérision mais surtout en écho à la situation de la Grèce à l’époque. Chaque partie avait son propre entourage. Du côté de Bernard Clavel et de Georges Brassens, on comptait, outre Tillieu lui-même, Roger Abat, Huguette Bident, René Fallet, Pierre Onténiente, Mario Poletti… Bernard Pivot lance le débat en citant le premier couplet de La mauvaise herbe, que lui avait soufflé l’entourage de Brassens répondant à sa demande de quelques vers antimilitaristes de notre auteur-compositeur-interprète.